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Info en folie

Crash du concorde AF 4590

15 Septembre 2021 , Rédigé par L M Publié dans #aéronautique

Crash du concorde AF 4590

Le crash du concorde fut l'un des crash les plus tragiques et les plus rapide de l'histoire de l'aviation civile.

L'avion s'est écrasé une minute et vingt huit seconde après son décollage de l'aéroport Roissy Charles de Gaulles sur l'Hotellissimo de Gonesse, situé a 16 km de Charles de Gaulles en essayant de rejoindre l'aéroport du Bourget.

L'incident a eu lieu à cause d'un bout de métal de 43cm qui s'est décroché du précèdent avion présent sur la piste de décollage, un DC10 de la compagnie Continentale Airlines. Le passage du supersonique sur cette lamelle aurait engendré une réaction en chaine: éclatement d'un pneu du concorde, perforation d'un des réservoir, fuite et inflammation du kérosène et perte de contrôle de l'appareil.

Crash du concorde AF 4590

Voila la séquence d'élément telle qu'elle aurait été exposé dans le rapport du BEA:

 

  • le pneu tournant à très grande vitesse (plus de 300 km/h) roule sur une lamelle métallique se trouvant sur le revêtement de la piste, identifiée par l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN), il est largement entaillé et éclate ;
  • un morceau de caoutchouc d'environ 4,5 kg se détache du pneu en rotation et est projeté en direction de l'aile gauche à la vitesse de l'avion, à 310 km/h à ce moment précis ;
  • le morceau de pneu, relativement plat, ne perce pas l'aile mais son violent point de contact sur le métal produit une onde de choc qui se propage à l'intérieur, appelée coup de bélier hydrodynamique, et fait éclater de l'intérieur une partie du réservoir de carburant no 5 ;
  • une importante quantité de carburant se met à fuir de l'aile gauche, environ 60 kg/s (soit près de 75 litres par seconde). La fuite est si forte que le moteur 1 se retrouve littéralement inondé de carburant. Par ailleurs, un autre morceau de pneumatique endommage la commande du circuit électrique dans le puits de train principal gauche, le bloquant ainsi en position « sortie » ;
  • le carburant s'échappant du réservoir s'enflamme avec le flux de la poussée du réacteur se situant à proximité et forme une traînée fumante noire, soit par contact avec les flammes de la réchauffe (post-combustion) sortant du réacteur dans une zone d'écoulement tourbillonnaire, soit à la suite d'une étincelle émanant du circuit électrique endommagé dans le puits de train ;
  • les moteurs 2 puis 1 perdent rapidement de la puissance à la suite d'un phénomène de pompage (décrochage aérodynamique des pales du compresseur dû à l'ingestion de gaz chauds) ;
  • le commandant de bord ordonne de rentrer le train. La manœuvre est impossible, probablement par suite de l'endommagement du circuit électrique de commande du train gauche ;
  • l'équipage coupe le moteur numéro 2, le moteur 1 ne délivre plus qu'une puissance équivalente à celle du régime de ralenti. Le Concorde vole pendant environ 30 secondes à une altitude d'environ 200 pieds (60 mètres), le copilote lance plusieurs messages d'avertissement sur la vitesse trop faible de l'appareil ;
  • pour contrer la dissymétrie de poussée trop importante des 2 moteurs droits, l'équipage se voit contraint de réduire volontairement le régime des moteurs 3 et 4 (moteurs droits) ;
  • avec une poussée très réduite et dissymétrique, sans possibilité de mise en descente pour compenser le manque de vitesse, le Concorde vire brièvement sur l'aile gauche puis s'écrase au sol, une minute et vingt-neuf secondes après son décollage.
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